expositions

L’exposition est conçue comme une forme d’expérimentation active. Elle donne l’occasion de découvrir et de jouer avec des dispositifs techniques et des œuvres qui font ressentir aux spectateurs d’autres perceptions de l’espace et du mouvement : le tactile et les forces, la visibilité / invisibilité, l’audible réel /imaginé.



Du lundi 28  novembre au 3 décembre 9h30 - 19h30 Phelma

Geste réel sur Matière simulée

Auteurs : Jean-Loup Florens, Annie Luciani
Première création : EESI, Février 2010

L’installation met en œuvre les dispositifs à retour d’effort et de simulation multisensorielle de l’ACROE, utilisés pour la première fois dans une installation artistique. Le principe de l’installation est un principe novateur dans lequel le spectateur est à la fois spectateur, acteur et expérimentateur. En effet, des explorations multisensorielles lui sont données à vivre, avec lesquelles il a le loisir de jouer aussi longtemps que cela lui convient, de manière visuelle, sonore ou gestuelle. Il est également invité à s’exprimer oralement de manière à faire émerger le plus possible de son vécu face à cette situation sensorielle inédite : ressentis sensoriels, évocations, associations, interprétations, engagement/désintérêt sensoriel ou corporel. Cette expression orale fait partie intégrante de l’œuvre car elle dévoile les processus de la construction d’un univers sensible.

 


Amplitude
Création 2011
Performance scènique et vidéo
Auteurs : Daniel Barthélemy, Lisa Denkler, Annie Luciani
Performance : Lisa Denkler
Voix off : Michel Ferber
Vidéo : Chani Luciani-Cadoz

La pièce est une réinterprétation gestuelle, sonore et visuelle d’une expérience vécue sur l’installation « Geste réel sur matière simulée ». Une voix off reprendra, hors contexte, des extraits de paroles prononcées pendant l’expérience, pendant qu’un danseur-mime cherchera, par le jeu libre de ses mains amplifié par une projection sur écran, à ressentir lui même et à faire ressentir au spectateur l’intimité du rapport de la personne avec ces objets inédits, dont il n’avait au préalable aucune connaissance, qu’il découvre et que peut-être il ne connaîtra vraiment jamais.


Tablatures

Claude Cadoz

Le concept de « composer le son », introduit et expérimenté musicalement par Jean-Claude Risset à partir des années 60 par la synthèse de sons par ordinateur prolonge, élargit, dépasse et transforme l’écriture musicale pour des instruments mécanoacoustiques. Elle ne résout cependant pas la question de l’instrumentalité, particulièrement mise à mal avec l’ordinateur. Les technologies de modélisation et de simulation numériques pour «écrire l’instrument pour le composer », selon le concept proposé par Claude Cadoz dès 1976, se veulent être une réponse conceptuelle à cette difficulté musicale. L’instrument retrouve ainsi un de ses sens fondamentaux, celui de structures potentielles de sonorités, puis pas son écriture permet de lier intimement structures sonores et organisations musicales. Les images de l’exposition donneront à voir, sous le nom de «Tablatures», des structures instrumentales produites avec le logiciel GENESIS, vues en tant que processus d’écriture musicale.


Dix puissance moins neuf

François Dufour

Cette œuvre a été réalisée par François Dufour avec les élèves de lycée d’arts appliqués Rive Gauche de Toulouse pour l’exposition Images et Mirages sur les nanosciences. Il s’agit d’imager, voire même de corporéïser, le changement d’échelle opéré dans le passage du monde à l’échelle humaine au monde à l'échelle nanoscopique, ce dernier étant 1 000 000 000 de fois plus petit que le premier. Cela s’effectue par une mise une scène mécanique d’un dispositif constitué de 9 engrenages, chacun associé à une lettre du mot « nanomètre » et dont le premier est équipé d’une manivelle. Pouvons-nous ainsi arriver, dans le temps et l’énergie humaines, jusqu’à faire tourner la dernière lettre « e » ? Cette représentation mécanique donne ainsi à expérimenter de manière efficace, sensible, physique, énergétique, cette condensation réellement inimaginable. Dix puissance moins neuf rend ainsi visible et tactile l’invisible.


Gravures éphémères

Kevin Sillam, Annie Luciani

L’art du mouvement visuel est en train de naître comme un art en lui-même. De nombreuses tentatives très fructueuses dans le domaine du spectacle vivant où s’associent danse et image l’illustrent. Le concept « Avant et au delà de la forme, pour un art du mouvement visuel » est fondateur des travaux de l’ACROE en image et ordinateur. Néanmoins, le passage à un espace plastique nécessaire pour transformer ces mouvements visuels en arts plastiques dynamiques, bien que souvent expérimentée aujourd’hui dans les créations mettant en œuvre danse et image, est une question encore ouverte et non résolue. Créées à l’aide du logiciel Gravure Dynamique, crée par l’ACROE, Gravures éphémères expose des micro séquences d’images animées dans lesquelles les mouvements gestuels s’expansent de manière dynamique dans le plan plastique de l’image selon diverses métaphores, elles-mêmes dynamiques telles que propagations, rémanences, sédimentations, écoulements...